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Tag: astuce

Objectif lune
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Si vous avez suivi nos dernières aventures, vous savez que le code génétique de Lilith (merci la mutation BRCA2) nous a imposé un planning médical digne d’un film d’action. Après la case « mastectomie préventive », nous avons validé la case « annexectomie ». Pas de cancer à l’horizon, mais une ménopause chirurgicale, ouille.

Alors, après les cicatrices et les montagnes russes hormonales, on en est où ? Eh bien, bonne nouvelle : on commence enfin à remonter la pente ! (Enfin, je trouve) Sortez les confettis (et le lubrifiant, on y vient).
On a décidé de ne pas laisser la chirurgie confisquer notre vie amoureuse. Voici notre carnet de bord, sans filtre et avec un soupçon de silicone.

On ne va pas se mentir, au début, la météo intime ressemblait plutôt au désert de Gobi (normal, faut se remettre).
Mais dès le feu vert reçu, on a appliqué la fameuse règle d’or médicale : « Use it or loose it » (utilisez-le ou perdez-le, pour les non-bilingues).
En gros, pour que les tissus restent souples et en bonne santé, il faut faire tourner le moteur.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on fait l’entretien de la machine ! Aujourd’hui, on se retrouve carrément tous les deux jours.
On augmente la cadence, non pas par obligation thérapeutique, mais parce qu’on apprend se réapproprier notre intimité.
C’est notre moment à nous, notre revanche sur la génétique, et c’est nécessaire pour notre moral.

Pour pallier la sécheresse intime post-opératoire (le fameux effet « désert » mentionné plus haut), on a béni nos choix passés sur nos jouets intimes.
Le lubrifiant à base de silicone fluide (ou thin silicone) c’est le bien !. 👌

C’est simple, c’est une révolution technologique. Contrairement aux gels à base d’eau qui s’évaporent à la vitesse de l’éclair, celui-ci a une durabilité à toute épreuve tout en restant extrêmement fluide et léger. Pas d’effet collant, pas besoin de retourner à la pompe toutes les cinq minutes. C’est fluide, ça glisse tout seul, et ça dure… disons, aussi longtemps qu’on en a besoin (ou presque, je suis un peu trop long parfois).
Une vraie bénédiction pour retrouver des sensations et des orgasmes de qualité sans douleur.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si le corps médical arrivait à accorder ses violons.

On est en pleine galère pour mettre en place le THS (Traitement Hormonal Substitutif), et c’est un sketch.

Dans le coin gauche : notre chirurgienne. Fermement contre. « Ah non, pas d’hormones, c’est le diable ! » (On rappelle qu’il n’y a pas de cancer déclaré et que la mastectomie préventive a déjà été faite, mais passons). 😤

Dans le coin droit : tous les autres spécialistes (généraliste, oncogénéticien, et littéralement le consensus médical). Eux sont tous d’accord, unanimes, les mains levées : il faut ce THS. Mieux encore, ils insistent sur le fait qu’à son âge, c’est indispensable non seulement pour protéger ses os, mais surtout pour conserver une vie intime épanouie, un moral au top et un cœur en bonne santé.

Bref, on navigue au milieu des contradictions médicales en jouant les arbitres. On ne lâche rien, on va finir par l’avoir cette ordonnance, parce que le bien-être de Lilith (et le nôtre par extension) vaut bien quelques batailles administratives.

Traverser une annexectomie, c’est bousculer le couple, c’est vrai.
Mais persévérer, s’équiper des bons produits (merci le silicone !) et s’obstiner face aux médecins frileux, c’est notre méthode pour gagner la partie.
Lilith le vaut bien, et notre vie intime a encore de très beaux jours devant elle.

Et j’avoue que je mets du cœur à l’ouvrage pour être présent tous les deux jours ☺️

PS : On verra qui comprendra le titre 😇

Disputes de couple : le guide de survie (pour ne pas finir au fond du trou)
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Disputes de couple : le guide de survie (pour ne pas finir au fond du trou)
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On ne va pas se raconter d’histoires : même dans les meilleurs couples (oui, même chez Lilith et moi), ça finit par chauffer. Mais au lieu de se balancer la vaisselle à la figure, on a appris deux ou trois trucs pour éviter que la maison ne brûle.

Lilith : en même temps, au prix actuel de la vaisselle… on va éviter de la casser pour rien ! Et puis, vas-y essayé de cramer de la vaisselle, ça brûle très mal hein ^^

Voici notre petite recette pour gérer les orages sans y laisser trop de plumes.
A noter qu’il y a des prérequis :

  • Être honnête
  • Être bienveillant
  • Savoir faire son introspection
  • Communiquer sainement

Lilith : Ouais, donc prérequis : exit les mascu et les féministes qui pensent de base que la vérité sort de leur auguste postérieur. En même temps, si vous êtres ici, c’est parce que vous avez ENVIE d’arranger les choses, donc normalement, vous aimez l’autre pour ce qu’il est, pas pour son pognon, son cul ou la vaisselle de sa grand-mère…

1. Souffler avant de tout péter

Quand le ton monte, on a souvent la répartie facile, mais rarement la plus intelligente. Avant de dire l’énormité de trop, celle qui va piquer pendant trois semaines, on fait une pause. Prendre le temps de se calmer et de remettre ses idées dans le bon ordre, ce n’est pas de la fuite, c’est de la stratégie. On réfléchit, on dégonfle l’ego, et on revient quand on est capable d’aligner trois mots sans postillonner de rage.

2. Notre phrase magique (le contrat de non-agression)

On a un pacte, Lilith et moi. Si l’un de nous sort un truc qui pique, l’autre essaie de se souvenir de cette phrase clé : « Si ce que je dis te semble blessant, c’est que je me suis mal exprimé. » C’est la base de tout. On part du principe qu’on ne se veut pas de mal. Si ça blesse, c’est une erreur de communication, pas une attaque délibérée. Ça permet de désamorcer la bombe avant qu’elle n’explose. Par contre, il faut effectivement être honnête dans la démarche.

3. N’attendez pas l’apocalypse

C’est le piège classique : on accumule les petits reproches comme on entasse les mails non lus, et un jour, ça déborde pour une broutille. Mauvaise idée. Il ne faut pas attendre que la situation dégénère pour vider son sac. Si un truc gratte, on en parle avant que ça ne devienne une plaie ouverte.

4. La règle du miroir

C’est facile de faire le tyran et d’exiger de l’autre qu’il soit parfait. Mais avant de râler, posez-vous la question : est-ce que je serais prêt à faire ce que je lui demande ? Si la réponse est non, alors on redescend d’un cran. On ne demande pas à l’autre plus que ce qu’on est capable de donner soi-même. C’est une question d’équité, tout simplement. Après, chacun à ses forces et ses faiblesses, donc ce n’est pas absolu. Et si on prend un engagement, on s’y tient.

5. L’oreiller de la paix

C’est peut-être la règle la plus dure, mais c’est la plus saine : on ne se couche jamais fâchés. On peut ne pas être d’accord, on peut encore avoir des trucs à régler, mais on trouve un terrain d’entente ou on se fait un câlin avant d’éteindre la lumière. S’endormir avec de la rancœur, c’est le meilleur moyen de se réveiller avec une gueule de bois émotionnelle.

Au final, une dispute, c’est juste une discussion qui a un peu trop dérapé. En gardant en tête qu’on est dans la même équipe, on s’en sort toujours mieux.
Si la dispute se finit sous la couette, c’est bonus. Mais attention, ne vous servez pas de la réconciliation comme d’un cache-misère.

Lilith : en fait, le mieux, c’est de parler de tout ça quand ça va bien. Ben oui, il ne faut pas se leurrer : tous les couples se disputent un jour où l’autre *ceux qui disent « ah non, nous, jamais on se dispute » (bras théière qui va avec)  c’est des menteurs ou alors l’un des deux s’écrase pour pas vexer l’autre, mais c’est pas de l’amour*, mais si on ne parle pas de sa façon de réagir en période de crise AVANT la crise, comment on fait pour se comprendre au moment venu. Vas-y toi, sous tension : alors attend, je réfléchis, si je comprends bien, là, elle/il a dit ça, mais en fait, peut être qu’il faut que je le/la laisse respirer *ouais, osef les iels, ils ont qu’à se décider pour un côté, un peu marre de prendre des pincettes*. Et là, bim, en fait, il fallait surtout pas s’éloigner, il fallait rester, l’autre est du coup persuadé que tu te fous de sa gueule… Epic fail !
Donc, on en parle avant que ça n’arrive, on exprime chacun ses besoins en période de crise *genre moi il me faut de l’espace, moi plutôt des câlins… >< pas de bol, c’est incompatible… Et merde !* C’est comme l’éducation des mômes, ou la vision du mariage : on peut pas improviser ! Ben là, c’est pareil !

Ras le cul !
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Ras le cul !
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Et oui, on est toujours en vie !

Et aujourd’hui, j’ai reçu un message qui parle de fesse… de bébé ! Oulala, je lis la déception sur le visage de certains ^^.

Bon, c’est pas le tout, mais franchement, c’est vrai que c’est galère pour trouver le bon produit parmi la pléthore de truc plus inutiles qu’autre chose *à part pour dépouiller notre porte monnaie, et franchement, c’est pas le moment*.

Alors voilà, perso, ça fait suuuuuper longtemps que j’ai pas eu à me poser la question *et oui, no jalousie, les couches, c’est fini depuis longtemps pour moi, ahaha*, et donc c’était assez difficile *de mon temps… * de trouver les bon produits à des tarifs raisonnables. *J’assume, je suis vieille*

J’ai eu la chance d’avoir un super docteur à cette époque *on parle pas du crétacé non plus, hein, bandes de crétins* qui m’a donné pleins d’astuces : entre les recettes à faire soi même et la prescription de produits remboursés… trop cool ! *par contre, ces cons remboursaient le petit tube, mais pas le gros, cherchez pas*

Mes enfants ont donc eu les fesses qui sentaient la vinaigrette, mais au moins, ils n’avaient pas de soucis de peau. Parce que j’ai essayé les truc « sans rinçage », « tout doux pour la peaux » et toutes ces conneries. Résultat ? Fessier à vif, mycoses et tout et tout.

J’en viens au fait, parce que je sens que vous êtes là pour ça : le liniment oléocalcaire c’est formidable ce truc.

Et là, on me dit : pffff, ça fait des plombes que ça se vend en pharmacie.

Je sais bien, maintenant, ça ne vaut plus vraiment la peine de le faire soi même, mais avant, on en avait pour 10 balles le tout petit flacon. Donc mon doc, il m’avait dit : vous prenez de l’huile d’olive, la moins cher hein, on s’en fiche d’avoir de la pression à froid pour tartiner les fesses, et de l’eau de chaux.

Important : un volume d’huile d’olive pour un volume d’eau de chaux. En gros, moitié moitié.

Et là, je sens qu’on va me dire : mais meuf, t’es gentille, on sait où trouver l’huile d’olive, mais l’eau de chaux ?

En pharmacie. Ils en vendent au litre. Aux dernières nouvelles, un litre me coûtait entre 6 et 8 euros. C’est peut être plus le cas donc m’en voulez pas si c’est plus cher que prévu. Par contre, ils risquent de vous demander pour quoi c’est faire : normal, on peut aussi s’en servir pour faire des produits illégaux. Donc ne pas se démonter, et même s’ils vous disent : « mais on en vend du tout fait vous savez », on s’accroche et on affirme vouloir le faire nous même *bon, sauf si c’est vraiment moins cher et que tu as la flemme*. Pareil, ne pas se laisser démonter si on vous dit : « mais on peut pas avoir ça comme ça vous savez » ! Et bien commandez le moi, bande de nazes ! *Bon, peut être pas les derniers mots si vous voulez vraiment être en bon terme et revenir chez eux*

Faire peu de mélange à la fois vu qu’il n’y a pas de conservateur. Perso j’utilisais une bouteille d’eau vide de 250ml et je versais dans un pousse mousse vide.

Par contre, c’est gras, donc ça fuit facilement. Toujours bien nettoyer (ou changer) la bouteille et le pousse mousse quand ils sont vides par soucis d’hygiène *ça serait con de faire tout ça pour pas avoir de soucis et se chopper un autre truc par manque d’hygiène*.

Bien secouer le flacon avant chaque usage par contre, parce que c’est bien connu, l’huile et l’eau (même de chaux) ça se mélange pas vraiment.

S’utilise pur, et surtout, SURTOUT, ne pas rincer.

Voilà !

Et si vraiment il y a des irritations, voire des fesses à vif, perso je mettais de l’alloplastine. C’est ça que me prescrivait mon doc en petit tube *remboursé* vu que le grand ne l’était pas *remboursé*. Le soucis, c’est que déjà à ce moment là, il y avait des ruptures. Donc je ne sais pas si ce produit existe toujours ni s’il est toujours disponible. Mais appliqué en couche épaisse, ça faisait une barrière protectrice entre les fesses et la couche. Un peu chiant à nettoyer vu qu’il ne fallait pas frotter pour ne pas en rajouter mais bon.

L’autre crème qui est super bien et qui existe encore c’est le cicalfate de Avène *non, je ne suis pas payé pour dire ça*. Celle-ci n’est pas remboursée et est un peu chère, mais ça dure longtemps et ça sert pour beaucoup de chose : j’ai découvert ça en format liquide pour mettre sur les boutons de varicelle des enfants *ça assèche et aide à cicatriser, et le fait que ce soit liquide évite de frotter les boutons*, maintenant je prends la crème qui sert pour les rougeurs de la vulve pour les petites demoiselles *faut pas se leurrer, qui n’a pas eu le fameux « mamannnnn, j’ai mal à l’entre jambe », remplacer « entre jambe » par tout petit nom que chacun donne aux parties intimes pour pas heurter les âmes sensibles* *entre nous, une vulve et un vagin, ça restera toujours ça, même si tu dis chatte foufoune fleur ou autre conneries ^^*. Ce truc marche aussi pour les petit boutons genre acné vu que ça assèche. Par contre, c’est pas discret pour le coup 😝.

Tout ça pour dire que ça aide à cicatriser en quelques jours normalement.

Par contre, et j’insiste LOURDEMENT : le moindre doute, et vous allez voir le doc. Il s’agit du cul de nos enfant là, on rigole pas ! C’est rouge, on essaie ; on n’y arrive pas, on consulte, ok ?

Sur ce, je vous laisse tout à votre frustration pour certains *ou certaines 😉* et dites vous qu’au moins, ce soir, on a parlé de cul !

 

PS : n’hésitez pas si vous avez des questions, les commentaires sont là pour ça !